Comment je fabrique mon huile de cannabis à utilisation topique.

Ça fait quelques années que je fabrique des produits topiques pour un membre de ma famille qui a des douleurs neurologiques à la main. Je voulais vous partager la méthode qui fonctionne le mieux pour moi. J’ai fait quelques essais avec différentes huiles, mais j’ai découvert une recette qui a donné plus de résultats que les autres. Voici les étapes que je trouve les plus simples et efficaces pour fabriquer une huile de cannabis pour un usage topique.

Décarboxyler le cannabis

La décarboxylation est un processus qui sert à activer les cannabinoïdes. Dans la fleur de cannabis, il n’y a pas de THC et de CBD. Il y a en fait du THCA et du CBDA. On doit chauffer ces molécules pour qu’elles se transforment en THC et en CBD et ainsi pouvoir bénéficier de leurs effets. Quand on fume du cannabis, on le chauffe lors de la combustion et les cannabinoïdes sont ainsi activés. Cependant, il n’est pas nécessaire d’atteindre une température de combustion pour décarboxyler. On peut simplement chauffer le cannabis à une température autour de 220 F à 250 F (105 C à 120 C) pendant autour de trente minutes à une heure.

Plus on choisit une température basse plus on le chauffe longtemps. L’avantage d’utiliser une température plus basse est qu’on conserve mieux les terpènes. Il est aussi intéressant de savoir que lorsqu’on utilise des températures plus élevés le THC se dégrade plus rapidement et se transforme en CBN. Cela peut être une bonne ou une mauvaise chose. Le CBN est reconnu pour ses effets qui favorisent le sommeil. Vous pouvez venir échanger dans le groupe Des fleurs ma chère pour voir quelle est la température utilisée dans la communauté.

Le cannabis moulu avant la décarboxylation

On peut simplement utiliser n’importe quel cannabis et le moudre pour faire la décarboxylation. Il se vend du cannabis déjà moulu et ça revient souvent moins cher parce que les producteurs utilisent des fleurs moins belles. Dans le cas d’une infusion, on n’a pas à ce préoccuper de ce détails alors ça fait très bien l’affaire. Ici j’ai utilisé 15 grammes en pré-moulu. La couleur est un bon guide pour nous dire si le processus a bien été fait. On peut voir sur la première photo ci-haut, le cannabis passé du vert à un vert foncé tournant vers le brun ci-bas.

Le cannabis moulu après la décarboxylation

Faire l’infusion du cannabis dans l’huile de chanvre

Une fois que le cannabis est décarboxylé il ne reste plus qu’à faire l’infusion. D’abord, il faut comprendre que le cannabis est lipo-soluble. C’est-à-dire que pour que l’infusion soit efficace on doit utiliser un corps gras. Si on le faisait infusé dans l’eau, on aurait beaucoup moins de résultats. Donc on doit choisir le meilleur corps gras selon notre utilisation. Dans le cannabis comestible, on peut prendre du beurre et faire d’excellentes recettes. Mais ce même beurre ne serait pas très efficace sur la peau et surtout pas très agréable. Alors quand on fait un usage topique on veut utiliser un corps gras qui pénètre facilement l’épiderme. Pour les douleurs inflammatoire, neurologiques ou musculaires, le but est d’apporter le médicament le plus loin possible dans le corps.

Selon mes expériences avec le membre de ma famille, l’huile qui a le mieux fonctionné est l’huile de graines de chanvre. Elle est justement reconnue dans le milieu des cosmétiques pour sa facilité à pénétrer la peau. Elle doit par contre être conservée au réfrigérateur et ne doit pas être chauffée à plus de 194 F (90 C), sinon elle commence à se dégrader.

Le cannabis et l’huile de graine de chanvre

Alors dans un pot Masson, j’ajoute l’huile de graines de chanvre au cannabis moulu. J’utilise une quantité suffisante pour que l’huile recouvre le cannabis complètement. Il ne faut pas pas fermer le pot complètement, alors je mets un papier d’aluminium sur lequel je dépose le couvercle du pot Masson sans le visser.

Le pot Masson dans la mijoteuse

Attention de ne pas trop chauffer l’huile de chanvre

Ensuite, je mets le pot dans la mijoteuse. J’ajoute de l’eau, à la même hauteur que le cannabis. Je mets la température à «low» pendant 4 heures. Comme mentionné, au delà de 194 F (90 C) l’huile de chanvre commence à se dégrader, donc à être moins efficace. C’est pourquoi je fabrique toujours cette huile en utilisant cette technique de la mijoteuse et du bain-marie. Je sais ainsi que lorsque je mets la mijoteuse à «low», la température est à environ 150 F (65 C). C’est parfait pour créer une infusion efficace sans que l’huile ne se dégrade.

La température des mijoteuses peut varier et aller jusqu’à 200 F (93 C) lorsque programmées à basse température, ce qui est juste un peu trop chaud que la température maximale recommandée pour l’huile de chanvre. C’est donc une bonne idée de connaître la température de sa mijoteuse avant de faire l’infusion. Sans non plus trop s’en faire pour quelques degrés, les conséquences ne devraient pas être désastreuses.

J’utilise un tissu de coton à fromage pour filtrer l’huile

Filtrer l’huile

Ensuite j’utilise un tissu de coton à fromage pour filtrer l’huile maintenant remplie de merveilleux cannabinoïdes et terpènes. Elle est prête pour soulager les douleurs et doit être conserver au frigo. Il y a toujours une certaine perte d’huile dans le processus et c’est normal. Certaines personnes qui n’aiment pas le gaspillage pourraient vouloir conserver aussi les résidus de cannabis. Effectivement, il doit bien rester un peu de cannabinoïdes et de terpènes dans les résidus une fois infusés. Alors oui, on peut tout à fait les conserver et les manger, si le goût ne vous dérange pas trop, pourquoi pas!

Dites-nous si vous avez essayé cette méthode ou venez nous partager votre méthode préférée pour faire des produits de cannabis à utilisation topique dans le groupe Des fleurs ma chère sur Facebook.

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